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View Full Version : Re: La cause reelle du chomage


Jean-Yves Bernier
6 augustus 2005, 14:40
Leo <NOSPAMleomarchand@souslebitume.net> wrote:

> La déconnexion est de plus en plus visible.

Fustigeons la paresse des peuples, ça se verra moins.


--
Jean-Yves Bernier <http://www.pescadoo.net/>

Utilisateur1
6 augustus 2005, 14:40
SUR ...: " La cause réelle du chômage " ..!?

En fait sur ce fil.. vous vous partagez;

Entre ceux qui proposent de renforcer l'exploitation
de ceux qui produisent les richesses .

Et ceux qui proposent de mieux répartir ces richesses
notamment en distribuant du pouvoir d' achat aux salariés ..!

C' est vrai que ces intérêts sont diamétralement opposés et inconciliables !
C'est le rôle du -politique - de faire le choix ( voir Villepin !)
ou de trouver une conciliation .

Mais dans ce fil une ou deux données économiques sont passées a la trappe !!

Si l' on diminue le salaire minimum comme le propose GdM ;
c'est l'ensemble des salaires qui sera a terme réduit ;
On pourrait lui demander s'il est d' accord de payer
de son niveau de vie pour prouver ses allégation ..!?

Mais globalement a qui va t' on vendre les marchandises produites en plus
si le pouvoir d'achat global diminue !?

En fait les causes du chômage ,ne sont plus seulement 'conjoncturelles ' !
mais révèlent l'incapacité structurelle du système a
répartir les richesses produits dans le cadre d' une production salariée .


@+
AJC

Augustin
6 augustus 2005, 14:40
"Utilisateur1" <andre.collet9@wanadoo.fr> a courageusement écrit dans le
message de news:42f322cd$0$1250$8fcfb975@news.wanadoo.fr...

> SUR ...: " La cause réelle du chômage " ..!?
>
> En fait sur ce fil.. vous vous partagez;
>
> Entre ceux qui proposent de ....
>
> Et ceux qui proposent de...

Tiens, voil* enfin un message * peu près sensé. Ca mérite d'être souligné...

Tout le reste, * part qques rares exceptions ;-)

A chacun de se reconnaître (-_-)

A.FB

Jean-Yves Bernier
6 augustus 2005, 14:40
Utilisateur1 <andre.collet9@wanadoo.fr> wrote:

> En fait sur ce fil.. vous vous partagez;

J'aurais peut-être du mettre la balise <ironie>.

> Entre ceux qui proposent de renforcer l'exploitation
> de ceux qui produisent les richesses .
>
> Et ceux qui proposent de mieux répartir ces richesses
> notamment en distribuant du pouvoir d' achat aux salariés ..!

Il y a ceux qui essaient de naviguer * vue et cherchent des explications
faciles pour cacher leur impuissance.

J'ai beau retourner la question dans tous les sens, mais je bute sur la
question "le plein emploi, pour produire quoi?". La réponse "n'importe
quoi pourvu que ça se vende" ne me satisfait pas. C'est une spirale
infinie qui repose sur deux pieds bancals:
- l'exploitation infinie des ressources
- la création de besoins superflus

Par ailleurs, il n'échappe * personne qu'un volant de chômage est
réclamé par, et profite au patronat ; que celui-ci profitera de chaque
gain de productivité pour l'augmenter (c'est normal, c'est son boulot);
enfin que les bénéfices des grands groupes sont au beau fixe.

Dans ces condition, accuser les peuples me semble légèrement déplacé.


> Mais globalement a qui va t' on vendre les marchandises produites en plus
> si le pouvoir d'achat global diminue !?

Les boucles de rétro-action finissent toujours par vous pêter * la
gueule si on ne les amortit pas (voir l'automatique).



--
Jean-Yves Bernier <http://www.pescadoo.net/>

Augustin
6 augustus 2005, 17:24
"Jean-Yves Bernier" <grokub@pescadoo.net> a écrit dans le message de
news:1h0twzv.1epyg5yjeolzsN%grokub@pescadoo.net...

> J'ai beau retourner la question dans tous les sens, mais je bute sur la
> question "le plein emploi, pour produire quoi?". La réponse "n'importe
> quoi pourvu que ça se vende" ne me satisfait pas. C'est une spirale
> infinie qui repose sur deux pieds bancals:

> - l'exploitation infinie des ressources

Les ressources ne sont pas infinies. Mais le "système fou" s'en fou !
Il fait comme si !

> - la création de besoins superflus

Difficile de classer ce qui est utile ou superflu... C'est le "système" de
production qui devrait être rationnel et se préoccuper des ressources
disponibles, de l'environnement, des besoins réels des consommateurs, etc.

Mais c'est l* le dernier de ses soucis, ses préoccupations ne sont que
de nature mercantile.

Il n'existe pas de contre pouvoir consumériste organisé et les politiques +
ou - corrompus par le système sont impuissants. Leur action se limite aux
expédients enveloppés de discours lénifiants.

A terme le chômage ne peut que croître...

> Par ailleurs, il n'échappe * personne qu'un volant de chômage est
> réclamé par, et profite au patronat ; que celui-ci profitera de chaque
> gain de productivité pour l'augmenter...

Je ne crois pas que le patronat dans son ensemble ait une démarche aussi
machiavélique.

La plupart des patrons (j'en connais qques uns) sont conscients des pb, mais
il ne peuvent pas quitter le train en marche sous peine de disparition. Ce
sont les conducteurs du train qu'il faudrait descendre ;-)

> enfin que les bénéfices des grands groupes sont au beau fixe.

Ne pas confondre patronat dans son ensemble et multinationales. Ce sont
elles qui conduisent le train que j'évoquais quelques lignes au dessus. Ils
foncent vers le mur et finiront par l'atteindre inexorablement. Le plus tôt
serait le mieux.

> Dans ces condition, accuser les peuples me semble légèrement déplacé.

Les peuples sont anesthésiés fort adroitement par les maîtres du système,
avec la complicité des politiques, mais s'il y a réveil, il risque d'être
brutal...

Amical salut de A.FB

P.S. : Quand je parle des "politiques" je pense aux plus hauts responsables
des Etats sans distinction de couleurs. A ce niveau ils sont tous pareils *
qques nuances prêt.

Jean-Yves Bernier
6 augustus 2005, 20:05
Augustin <a.fb@wanadoo.fr> wrote:

> C'est le "système" de production qui devrait être rationnel et se
> préoccuper des ressources disponibles, de l'environnement, des besoins
> réels des consommateurs, etc.

A - L'entreprise est l* pour faire du fric. Je n'y vois rien d'anormal.

B - L'entreprise se fout de l'environnement sauf quand la règle A
s'applique: ça lui ramène (économise) du fric.

Je vois deux moyens:

B1 - des amendes lourdes, et non symboliques (ça va hurler *
l'interventionnisme gouvernemental).

B2 - le "crédit social" auprès du consommateur, très * la mode, donne
quelques timides résultats (HP, Dell) mais en pratique, combien de
consommateurs choisissent le surcoût écologique? Presqu'aucun.

Donc B1.



--
Jean-Yves Bernier <http://www.pescadoo.net/>

Cayol Raoul
6 augustus 2005, 20:05
"Augustin" <a.fb@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:
42f4da5c$0$1254$8fcfb975@news.wanadoo.fr...
|
| "Jean-Yves Bernier" <grokub@pescadoo.net> a écrit dans le message de
| news:1h0twzv.1epyg5yjeolzsN%grokub@pescadoo.net...
|
| > J'ai beau retourner la question dans tous les sens, mais je bute sur la
| > question "le plein emploi, pour produire quoi?". La réponse "n'importe
| > quoi pourvu que ça se vende" ne me satisfait pas. C'est une spirale
| > infinie qui repose sur deux pieds bancals:
|
| > - l'exploitation infinie des ressources
|
| Les ressources ne sont pas infinies. Mais le "système fou" s'en fou !
| Il fait comme si !
|
| > - la création de besoins superflus
|
| Difficile de classer ce qui est utile ou superflu... C'est le "système"
de
| production qui devrait être rationnel et se préoccuper des ressources
| disponibles, de l'environnement, des besoins réels des consommateurs, etc.
|
| Mais c'est l* le dernier de ses soucis, ses préoccupations ne sont que
| de nature mercantile.
|
| Il n'existe pas de contre pouvoir consumériste organisé et les politiques
+
| ou - corrompus par le système sont impuissants. Leur action se limite aux
| expédients enveloppés de discours lénifiants.
|
| A terme le chômage ne peut que croître...
|
| > Par ailleurs, il n'échappe * personne qu'un volant de chômage est
| > réclamé par, et profite au patronat ; que celui-ci profitera de chaque
| > gain de productivité pour l'augmenter...
|
| Je ne crois pas que le patronat dans son ensemble ait une démarche aussi
| machiavélique.
|
| La plupart des patrons (j'en connais qques uns) sont conscients des pb,
mais
| il ne peuvent pas quitter le train en marche sous peine de disparition. Ce
| sont les conducteurs du train qu'il faudrait descendre ;-)
|
| > enfin que les bénéfices des grands groupes sont au beau fixe.
|
| Ne pas confondre patronat dans son ensemble et multinationales. Ce sont
| elles qui conduisent le train que j'évoquais quelques lignes au dessus.
Ils
| foncent vers le mur et finiront par l'atteindre inexorablement. Le plus
tôt
| serait le mieux.
|
| > Dans ces condition, accuser les peuples me semble légèrement déplacé.
|
| Les peuples sont anesthésiés fort adroitement par les maîtres du système,
| avec la complicité des politiques, mais s'il y a réveil, il risque d'être
| brutal...
|
| Amical salut de A.FB
|
| P.S. : Quand je parle des "politiques" je pense aux plus hauts
responsables
| des Etats sans distinction de couleurs. A ce niveau ils sont tous pareils
*
| qques nuances prêt.
|
A bas le libre échange avec concurrence non faussée entre les zones où
existent des distorsions économiques incompatiles ( taux des salaires,
système social, taux de change). Il faut bien comprendre la nocivité des
taux de change qui devraient étres FIXES pour que l'heure de travail ait le
même pouvoir d'achat quant on passe d'un pays * l'autre. Alors, beaucoup de
problèmes s'évanouiraient. Pourquoi personne n'en parle ? Pourquoi ?
Raoul louis Cayol |