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View Full Version : Saviez-vous que... - 1259 - l'ivresse de la victoire


D'Iberville
27 augustus 2006, 18:29
.... "Impossible de le nier", écrivit Paul Karl Schmidt (alias Paul
Carell) : "Hitler et Staline luttent de vitesse, * coups de décisions
erronées et fatales; c'est * celui des deux qui fera commettre * son
État-major les plus lourdes fautes"

Et de fait, après la grave sous-estimation par Hitler du véritable
potentiel de l'armée soviétique, et ses interventions aussi constantes
qu'inopportunes dans la conduite des opérations sur le terrain, qui
amenèrent finalement l'armée allemande * retraiter devant Moscou, ce fut
au tour de Staline
(http://photos1.blogger.com/blogger/5471/452/1600/Marine.jpg) de
sous-estimer la capacité de résistance des Allemands et de se laisser
aller * l'ivresse d'une victoire apparemment facile.

Encouragé par le formidable succès de la contre-attaque qui, en quelques
semaines, avait repoussé le groupe d'armée centre sur près de 160 kms,
le Petit Père des Peuples en arriva * la conclusion qu'avec quelques
effort et, l* encore, beaucoup de "volonté" supplémentaires, il pourrait
tout aussi bien raccompagner les Allemands jusque Berlin, et gagner la
guerre * lui tout seul.

Le 5 janvier 1942, il réclama rien de moins qu'une offensive de grande
envergure tant vers le Nord et Leningrad, que vers le Sud et la Crimée.
En vain Joukov tenta-t-il d'attirer son attention sur l'impossibilité
matérielle d'une telle entreprise, avec des troupes épuisées, trop peu
nombreuses et encore mal équipées.

Après quelques jours, la grande offensive de Libération dégénéra en une
succession d'escarmouches indécises et sans orientation précise, qui
virent des milliers d'hommes mourir en pure perte, avançant et reculant
au fil des attaques et contre-attaques.

Pour finir, le Petit Père des Peuples décida de jeter l'éponge et de
laisser aux seuls généraux le soin de mener la guerre sur le terrain.

Paradoxalement, la stabilisation progressive du Front, * partir de la
mi-janvier 1942, persuada au contraire Hitler de la pusillanimité de ses
propres généraux et du fait que c'était lui, et sa seule "volonté", qui
avait réussi * briser la malédiction napoléonienne, et permis aux armées
allemandes de tenir des positions finalement favorables * la reprise des
hostilités dès le retour du printemps...

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Quotidiennement updatés, et avec photos, les "Saviez-vous que...",
sont enfin disponibles en ligne : http://diberville.blogspot.com/
"Davon geht die Welt nicht unter, sieht man sie manchmal auch grau".