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View Full Version : Une vision lucide des USA


Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer
16 oktober 2006, 15:15
J'entends déjÃ* la critique: anti-américanisme primaire.
Mais ce n’est pas parce qu’il y a des imbéciles en France et en Amérique
que je vais me décréter anti-Français ou anti-Américains.
Trop nul, le raccourci.
Il y en a plein dans les deux catégories qui me réconcilient avec
l’humanité, ne serait-ce que temporairement.


Voici, paru dans Dissident Voice, un article de William Blum, long mais
passionnant et qui aborde plein de sujets différents. Une vision lucide de
l’Amérique par un de ceux qui la connaissent le mieux : les Américains.


°°°°°°°°°°°° °Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â° °



MERCI DE NE PAS AVOIR MIS DE BOMBE DANS VOTRE VALISE

« Le président Bush a déclaré que les Etats-Unis sont toujours sous la
menace d’un attentat et sera hyper-vigilant jusqu’aux présidentielles
». Jay
Leno

Parallèlement Ã* ses annonces de menaces d’attentats, Bush ne cesse de
ressasser que sa guerre contre la terreur nous a davantage protégés, se
vantant qu’il n’y a pas eu d’attentat terroriste en cinq ans depuis celui
du 11 septembre 2001. Formidable ! Il n’y a pas eu d’attentat dans les
cinq années qui ont précédé cette date non plus. Mais grâce Ã* la Guerre
contre la Terreur (c'est-Ã*-dire les bombardements, l’invasion,
l’occupation et les tortures en Afghanistan et en Irak), de nombreux
groupes de terroristes anti-Américains se sont créés depuis ce jour
historique. La toute dernière confirmation de cet événement, si besoin
était, a été donnée par les conclusions, rendues publiques Ã* la suite
d’une fuite, d’un rapport du « National Intelligence Estimate », qui
disait que «l’invasion américaine et l’occupation de l’Irak ont concouru
Ã*
développer une nouvelle génération d’islamisme radical et … que la menace
terroriste a augmenté depuis les attentats du 11 septembre».

Attentats contre les intérêts américains depuis le 11/9

Depuis la première frappe sur l’Afghanistan en octobre 2001, précisément,
il y a eu des tas d’attentats terroristes contre les institutions
américaines et les personnes au Moyen Orient, en Asie du Sud et dans le
Pacifique, dont près d’une quinzaine au seul Pakistan ; des cibles
militaires, diplomatiques, civiles, chrétiennes, et d’autres en relation
avec les EU, dont les bombardements en octobre 2002 de deux night-clubs Ã*
Bali, Indonésie, qui ont causé la mort de 200 clients, presque tous
citoyens américains, australiens ou britanniques, leurs alliés dans cette
guerre; l’année suivante, il y a eu le pilonnage Ã* Jakarta, en Indonésie,
du Marriott hôtel, tenu par des Américains, et où avaient lieu les
réceptions diplomatiques et les célébrations du 4 juillet, et, également,
d’autres attentats épouvantables perpétrés ces dernières années contre
les
alliés des Etats-Unis, Ã* Madrid, Ã* Londres et ailleurs.

Pour les autorités américaines et britanniques, il est extrêmement
difficile et périlleux d’admettre une quelconque corrélation entre leur
politique étrangère et la montée du terrorisme. Un porte-parole du
gouvernement Blair a déclaré récemment : « Al Qaida a commencé Ã* tuer
des
civils innocents dans les années 90. Ils ont tué des civils musulmans
avant même le 11 sept, et les attentats de NY et de Washington ont tué
plus de 3000 personnes avant l’Irak. Laisser entendre qu’Al Qaida est
poussé par un désaccord légitime sur la politique étrangère est une erreur
». Le vice-président Cheney a, Ã* plusieurs reprises, également souligné
que les terroristes visaient des cibles américaines avant même le 11-spt.
L’ « argumentation » qui sous-tend cette théorie est curieuse ; C’est
comme si ces honorables messieurs étaient convaincus qu’il n’y avait pas
eu de politique étrangère occidentale au Moyen Orient avant le 11 sept.
2001. Mais, évidemment, même Ã* notre époque, il y a eu des décennies
d’actes de violence terribles, dont le renversement du gouvernement
iranien en 1953, les bombardements répétés de la Lybie et de l’Irak, le
sabordage d’un navire iranien et la destruction d’un avion de ligne
iranien abattu en plein vol, le soutien rituel Ã* Israël contre le peuple
palestinien, et bien d’autres encore. On ne dira jamais assez et avec
assez de force que le terrorisme est un acte politique, il sert Ã* faire
une déclaration politique, une déclaration qui, souvent, peut se résumer
Ã*
un seul mot : « représailles » ; le terrorisme, c’est le recours de ceux
qui ont des bombes mais pas de force aérienne.

Recrudescence du terrorisme

En 2004, un rapport («Structures du Terrorisme Mondial ») du département
d’Etat américain sur les attentats terroristes Ã* l’étranger indiquait
que
l’année 2003 avait connu les «incidents terroristes les plus importants»
depuis 1985, date Ã* laquelle le département a commencé Ã* publier des
statistiques, même si ces chiffres n’incluaient pas les attentats commis
contre les troupes US en Irak par des insurgés, que l’administration Bush
classe clairement dans la catégorie des « terroristes ». Quand le rapport
de 2004 a établi qu’il y avait eu encore plus d’incidents, le Département
d’Etat a annoncé qu’il renonçait Ã* publier des statistiques annuelles.

Les présidents de la commission sur le 11 sept ont déclaré que l’enquête
sur les pirates a révélé que l’orthodoxie religieuse n’était pas leur
dénominateur commun puisque, apparemment, certains d’entre eux, fumaient
et buvaient de l’alcool. D’autres avaient des aventures féminines. Ce
qu’ils avaient en commun, c’était la haine politique américaine au Moyen-
Orient. En s’identifiant au peuple palestinien, ils s’identifient Ã* ceux
qui luttent contre les régimes répressifs et dirigent leur haine plus
particulièrement contre les Etats-Unis. Selon les enquêteurs, les
relations Ã* long terme entre les Etats-Unis et le monde islamique
dépendent de la fin du conflit Israélo-palestinien et la présence des
forces US au Moyen Orient est un facteur important qui motive les actions
d’Al Qaïda.

Les gouvernements Bush et Blair refusent catégoriquement d’admettre qu’il
y a un rapport entre le terrorisme et leur politique, mais ceux qui
s’opposent Ã* leurs guerres ne devraient jamais leur permettre d’esquiver
la question. Voici quelques exemples récents de représailles :

Dans un article du New York Times sur le groupe britannique arrêté pour
être soupçonné d’avoir l’intention de faire exploser différents avions
Ã*
destination des Etats-Unis, un des hommes sur une vidéo de « martyr »
déclare: « Si tu bombardes, tu seras bombardé ; si tu tues, tu seras tué
»
… Un des suspects affirme dans sa vidéo de « martyr » que c’est la guerre
contre les musulmans en Irak et en Afghanistan qui l’avait poussé Ã* agir.
Il explique qu’il voulait se venger de la politique étrangère menée par
les Etats-Unis et leurs complices, le Royaume Uni et les juifs.

Mais la guerre contre le terrorisme dépeint les terroristes uniquement
comme des fous déraisonnables ou ceux qui haïssent la liberté, la
démocratie et la culture occidentale, ou qui n’agissent ainsi que pour le
plaisir de haïr l’Amérique, et donc, les Etats-Unis et le Royaume Uni
recherchent des solutions militaires.

L’écrivain David Rees avait dit, il y a quelques années : « Rappelez-vous,
quand il y avait un problème de drogue aux Etats-Unis et qu’il y a eu la
«
Guerre contre la drogue », est-ce qu’Ã* l’heure actuelle on ne peut plus
trouver de drogue ? Eh bien, la Guerre contre le Terrorisme, ce sera pareil
».

Les mythes de la guerre froide

Il est devenu courant chez ceux qui critiquent le mur qu’on est en train
de construire aux Etats-Unis le long de la frontière mexicaine de le
mettre en parallèle avec le Mur de Berlin. Et on oppose de la même façon
ce dernier au mur en construction le long de la Palestine et sur son
territoire. Tout comme il est d’usage de considérer que l’Holocauste est
la norme qui sert Ã* juger les carnages et autres atrocités, le mur de
Berlin sert Ã* comparer l’érection d’une barrière physique qui restreint
la
liberté de circulation d’une multitude de personnes. Le Mur est également
présenté par les conservateurs comme le symbole de la cruauté et de
l’échec du communisme. Mais quelle est en réalité l’histoire du mur
de
Berlin ?

Au cours des années 50, les acteurs américains de la guerre froide en
Allemagne de l’Ouest ont mené une campagne de sabotage et de subversion
contre l’Allemagne de l’Est visant Ã* neutraliser le fonctionnement de
l’économie et de la gestion du pays. La CIA et d’autres services secrets
militaires américains recrutaient, équipaient, entraînaient et finançaient
des activistes, des groupes ou des personnes isolées, de l’Ouest et de
l’Est, pour leur faire commettre des actes qui allaient de la délinquance
juvénile au terrorisme, tout était bon pour rendre la vie difficile aux
Allemands de l’Est et faire fléchir leur soutien au gouvernement, tout
était bon pour discréditer les «cocos ».

Et cette opération a été extraordinairement efficace. Les Etats-Unis et
leurs agents employaient toutes sortes de méthodes (les explosions, le
feu, les courts-circuits, etc..) pour saboter les centrales électriques,
les chantiers navals, les canaux, les docks, les bâtiments publics, les
stations essence, les transports publics, les ponts, etc. ; ils faisaient
dérailler les trains de marchandises, blessant gravement les cheminots ;
incendiaient 12 wagons et détruisaient les lances d’incendie des autres
wagons, utilisaient des acides pour détraquer l’équipement indispensable
dans les usines, mettaient du sable dans les turbines d’une usine pour
paralyser l’usine, incendiaient une fabrique de tuiles ; prônaient les
ralentissements dans les usines ; empoisonnaient 7000 vaches d’une
coopérative laitière ; mettaient du savon dans le lait en poudre destiné
aux enfants des écoles ; projetaient d’assassiner des dirigeants
Est-allemands en leur offrant des cigarettes empoisonnées ; lançaient des
boules puantes pour perturber les rencontres politiques (…), etc. etc.

Pendant toutes les années 50, les Allemands de l’est et les soviétiques
ont inlassablement déposé des plaintes auprès des anciens alliés de
l’Union Soviétique en Occident et des Nations Unies pour sabotage et
espionnage, exigeant la fermeture de bureaux en Allemagne de l’Est qu’ils
affirmaient être responsables de la situation, et dont ils avaient les
noms et les adresses. Leurs plaintes sont tombées dans les oreilles de
sourds. Et l’Allemagne de l’Est a, ainsi, été progressivement forcée
de
contrôler davantage l’entrée dans le pays.

Parallèlement, l’Occident diabolisait l’Est en lançant une campagne
agressive pour recruter des diplômés et des ouvriers qualifiés
est-allemands, éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cette
démarche a fini par créer une crise grave de production et de main d’œuvre
Ã* l’Est.

En août 1961, les Allemands de l’Est en ont eu assez. Ils ont commencé
Ã*
construire leur mur de l’infamie. Celui-ci n’a pas été construit pour
priver les citoyens de « vérité » et de « liberté » (avant le mur,
beaucoup d’Allemands de l’est allaient travailler Ã* l’ouest et rentraient
le soir chez eux), mais dans l’atmosphère de la guerre froide, tous les
moyens de gagner des points de propagande étaient exploités des deux côtés
et c’est ainsi qu’est née la légende du Mur communiste du Mal.

L’« apaisement » est un autre mythe de la guerre froide remis récemment
au
goût du jour par l’administration Bush Ã* la recherche d’arguments pour
la
guerre en Irak, et que plus de 30% d’Américains vont gober. A plus d’une
occasion, notre vieil ami Rumsfeld a traité de « fascistes » les
terroristes anti-américains et ceux qui résistent Ã* l’occupation
américaine, et qualifié les Démocrates et tous ceux qui détestent la
guerre d’ «apaiseurs » ; vous savez, comme quand la Grande Bretagne a
permis aux nazis d’engloutir les Tchèques dans l’espoir qu’Hitler
ficherait alors la paix Ã* l’Occident. L’analogie de l’apaisement est
depuis longtemps un des leitmotivs des politiques américains, qui le
ressortent quand cela les arrange. Eisenhower et Johnson, pour ne citer
qu’eux, s’en sont tous deux servi.

Mais ce qui s’est passé Ã* Munich ne relevait pas de l’ «apaisement »
mais
de la collusion. Une des qualités que l’Occident appréciait tant chez
Adolf, c’était son anti-communisme fervent. La Grande Bretagne, les
Etats-Unis et les autres états occidentaux comptaient sur les nazis pour
regarder du côté de l’Est et mettre fin une bonne fois pour toutes Ã* la
menace que faisaient planer les bolcheviques sur Dieu, la famille et le
capitalisme.

Si, pour Donald Rumsfeld, s’opposer Ã* la guerre en Irak, équivaut
moralement Ã* « apaiser Hitler », pour Condolezza Rice, cela équivaut Ã*
la
tolérance de l’esclavage dans l’Amérique du XIX° siècle.

Voici ce qu’elle a déclaré, au mieux de sa forme, dans le genre cas
désespéré: « Je suis sûre qu’il y a des gens qui pensaient que c’était
une
erreur de persister Ã* faire la guerre entre le Nord et le Sud et de
soutenir que l’émancipation des esclaves perdurerait. Je suis sûre qu’il
y
avait des gens pour dire : pourquoi ne pas arrêter tout ça tout de suite,
faire la paix avec le Sud, et laisser le Sud se charger des esclaves ? ».

Que résonnent la liberté et les caisses enregistreuses*

* (NDLT : D’après« let freedom ring , tiré du texte « I have a dream
», discours de MLK).

(United States of A vs Cuba)

Carlos M. Gutierrez, le ministre américain du commerce, suggère que les
Cubains organisent un référendum qui serait supervisé par la communauté
internationale pour décider s’ils préfèrent être gouvernés par des
dictateurs ou vivre en démocratie.

Alors, Ã* votre avis, que représente donc le mot « démocratie » pour Carlos
M. Gutierrez, ancien PDG d’entreprise, qui aujourd’hui fait le tour du
monde pour vanter les mérites de l’investissement des entreprises et des
échanges commerciaux?

Peut-il s’imaginer une société « démocratique » qui ne soit pas dominée
par les entreprises qui transforment tout ce qui existe en bien de
consommation ? M. Gutierrez se soucie-t-il vraiment du fait que les
Cubains aient leur mot Ã* dire dans les décisions qui touchent leur
quotidien ? Etant donné que de nombreuses décisions fondamentales qui
touchent le quotidien des Américains ne sont pas prises dans les
assemblées d’élus mais dans les conseils d’administration des entreprises,
peut-il réellement affirmer que les Cubains ont moins le droit Ã* la parole
sur les décisions que les Américains ?

En Amérique on définit habituellement la démocratie en majorité en termes
d’élections. Mais si nous acceptons cette définition simple, et simpliste,
il n’en demeure pas moins que, contrairement Ã* ce que croient Gutierrez
et
la plupart des Américains, les Cubains organisent régulièrement des
élections. Ces consultations, qui élisent les membres des Assemblées
Municipales, des Assemblées régionales et de l’Assemblée Nationale,
respectent le suffrage universel et le secret du vote. Les candidats sont
choisis par les citoyens, et non pas par le Parti Communiste, qui
n’intervient Ã* aucun moment du processus électoral. Chaque candidat a
droit Ã* la même couverture médiatique, qui consiste Ã* publier sa
biographie comportant ses qualités et son parcours personnel et Ã*
l’afficher dans des lieux très accessibles et très fréquentés dans la
circonscription. Dans les Assemblées Municipales, il y a un conseiller
pour 20 000 habitants. Les candidats doivent recueillir plus de 50% des
voix pour être élus au premier tour, ou au deuxième tour. Les 609 membres
de l’Assemblée Nationale élisent les 31 membres du Conseil d’Etat. Le
président du Conseil d’Etat est le chef d’Etat et le chef du gouvernement.
Fidel Castro est régulièrement choisi pour tenir cette position,
probablement grâce Ã* ses qualités exceptionnelles.

Je n’ai pas suffisamment de connaissances sur le mode de fonctionnement
actuel du système électoral Ã* Cuba pour en relever les défauts et les
inconvénients, qui existent très probablement en pratique. Mais ce système
peut-il être plus abrutissant pour l’intellect, l’esprit et l’idéalisme
que le système électoral américain ? Depuis les conventions tape-Ã*-l'Å“il
et ruineuses où sont choisis les candidats, en passant par les campagnes
interminables, ennuyeuses et injurieuses, jusqu’au fonctionnement de plus
en plus contestable du vote et du comptage des voix, tout cela pour
choisir entre deux candidats du patronat …les Cubains sont-ils prêts Ã*
cela ?

S’ils devaient mettre en place un système électoral où les candidats qui
auraient le plus d’argent Ã* dépenser seraient ceux qui auraient le plus
de
chances d’être élus, qu’est ce qui empêcherait la CIA de fournir les
fonds
en abondance pour faire gagner ses poulains ?

C’est contre cela que nous nous élevons

J’ai récemment entendu un agriculteur californien sur une radio publique
nationale parler de l’apparition très inquiétante de la bactérie e.coli,
dans les épinards. A un moment donné, il a dit « l’Amérique a les
meilleurs produits agricoles du monde ».

Hum. Je me suis demandé comment on mesurait cela et si le gars avait
réellement enquêté au niveau mondial sur le sujet et s’il pouvait donner
des chiffres ou citer des sources crédibles. Cela m’a rappelé plusieurs
interviews Ã* la radio au cours desquelles je critiquais la politique
étrangère des Etats-Unis (jusque lÃ*, rien d’étonnant), ce qui amenait
un
auditeur Ã* me demander si je pouvais citer un pays meilleur. Chaque fois,
je réponds : « meilleur? dans quel domaine? ».

“En tout�, me répond-on invariablement.

« Eh bien », dis-je « Si nous parlions de la sécu ? Il y a de nombreux
pays qui assurent une couverture de santé Ã* un nombre bien plus important
de citoyens que les Etats-Unis et Ã* un coût bien inférieur, voire,
parfois, gratuitement, comme Ã* Cuba. Et il en va de même pour les études
universitaires ». En général, la discussion s’arrête lÃ*.

Quelles conditions, je me demande, devraient être réunies pour que ces
gens-lÃ* renoncent Ã* l’histoire d’amour qu’ils ont eue, enfant, avec
ce
lieu magique qu’on appelle « Amérique » ? Il m’est arrivé de demander
Ã*
ceux qui refusent littéralement toute critique de la politique étrangère
américaine : « Que doivent faire les Etats-Unis pour que vous ne leur
fassiez plus confiance ? Qu’est-ce qui, pour vous serait inacceptable? ».
Je n’ai encore pas eu de réponse Ã* cette question. Je soupçonne que c’est
parce que la personne craint que, quelle que soit la réponse, je lui ferai
remarquer que cela s’est déjÃ* produit.

L’écrivain Michael Lewis a dit : « Une des caractéristiques qui distingue
les Américains des autres peuples est cette naïveté qui consiste Ã* penser
que tout étranger avec une once de jugeote aimerait être citoyen américain
… le nationaliste japonais le plus fanatique n’imagine pas une seconde
que
les autres peuples aspirent Ã* devenir japonais. Pareil pour les Français.

Mais ne désespérez pas, les gars. Comme je l’ai dit précédemment, je
pense
que les personnes dont je parle ici ne représentent, (très)
approximativement, pas plus de 15% de la population. Alors, je propose
qu’on s’intéresse aux autres, celles avec qui on peut communiquer, et
ces
trois dernières années, nous avons effectivement communiqué avec un nombre
incalculable d’entre elles.

Ca y est, on a trouvé! Il y a une différence de conception en matière de
politique étrangère entre les Démocrates et des Républicains.

Ca vient de sortir ! Les Républicains de la Chambre des Représentants ont
présenté un projet de loi qui obligerait ceux qui manifestent contre la
guerre Ã* se faire stériliser. Les Démocrates refusent de passer leur tour
sur ce coup lÃ*. Nancy Pelosi, porte-parole des Démocrates Ã* la Chambre
(qui, récemment, Ã* l’occasion du discours de Chavez aux Nations Unies,
l’a
traité de « voyou ») prévient que son parti ne soutiendra ce projet de
loi
que s’il comprend le droit Ã* faire appel.

par William Blum. Visit his website: www.killinghope.org.

alien
16 oktober 2006, 15:25
Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer wrote:
> J'entends déjà la critique: anti-américanisme primaire.
> Mais ce n’est pas parce qu’il y a des imbéciles en France et en Amérique
> que je vais me décréter anti-Français ou anti-Américains.
> Trop nul, le raccourci.
> Il y en a plein dans les deux catégories qui me réconcilient avec
> l’humanité, ne serait-ce que temporairement.
>
>
> Voici, paru dans Dissident Voice, un article de William Blum, long mais
> passionnant et qui aborde plein de sujets différents. Une vision lucide de
> l’Amérique par un de ceux qui la connaissent le mieux : les Américains.
>
>
> °°°°°°°°°°°° °Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â°Â° °
>
>
>
> MERCI DE NE PAS AVOIR MIS DE BOMBE DANS VOTRE VALISE
>
> « Le président Bush a déclaré que les Etats-Unis sont toujours sous la
> menace d’un attentat et sera hyper-vigilant jusqu’aux présidentielles
> ». Jay
> Leno
>
> Parallèlement à ses annonces de menaces d’attentats, Bush ne cesse de
> ressasser que sa guerre contre la terreur nous a davantage protégés, se
> vantant qu’il n’y a pas eu d’attentat terroriste en cinq ans depuis celui
> du 11 septembre 2001. Formidable ! Il n’y a pas eu d’attentat dans les
> cinq années qui ont précédé cette date non plus. Mais grâce à la Guerre
> contre la Terreur (c'est-à -dire les bombardements, l’invasion,
> l’occupation et les tortures en Afghanistan et en Irak), de nombreux
> groupes de terroristes anti-Américains se sont créés depuis ce jour
> historique. La toute dernière confirmation de cet événement, si besoin
> était, a été donnée par les conclusions, rendues publiques à la suite
> d’une fuite, d’un rapport du « National Intelligence Estimate », qui
> disait que «l’invasion américaine et l’occupation de l’Irak ont concouru
> Ã
> développer une nouvelle génération d’islamisme radical et … que la menace
> terroriste a augmenté depuis les attentats du 11 septembre».
>
> Attentats contre les intérêts américains depuis le 11/9
>
> Depuis la première frappe sur l’Afghanistan en octobre 2001, précisément,
> il y a eu des tas d’attentats terroristes contre les institutions
> américaines et les personnes au Moyen Orient, en Asie du Sud et dans le
> Pacifique, dont près d’une quinzaine au seul Pakistan ; des cibles
> militaires, diplomatiques, civiles, chrétiennes, et d’autres en relation
> avec les EU, dont les bombardements en octobre 2002 de deux night-clubs Ã
> Bali, Indonésie, qui ont causé la mort de 200 clients, presque tous
> citoyens américains, australiens ou britanniques, leurs alliés dans cette
> guerre; l’année suivante, il y a eu le pilonnage à Jakarta, en Indonésie,
> du Marriott hôtel, tenu par des Américains, et où avaient lieu les
> réceptions diplomatiques et les célébrations du 4 juillet, et, également,
> d’autres attentats épouvantables perpétrés ces dernières années contre
> les
> alliés des Etats-Unis, à Madrid, à Londres et ailleurs.
>
> Pour les autorités américaines et britanniques, il est extrêmement
> difficile et périlleux d’admettre une quelconque corrélation entre leur
> politique étrangère et la montée du terrorisme. Un porte-parole du
> gouvernement Blair a déclaré récemment : « Al Qaida a commencé à tuer
> des
> civils innocents dans les années 90. Ils ont tué des civils musulmans
> avant même le 11 sept, et les attentats de NY et de Washington ont tué
> plus de 3000 personnes avant l’Irak. Laisser entendre qu’Al Qaida est
> poussé par un désaccord légitime sur la politique étrangère est une erreur
> ». Le vice-président Cheney a, à plusieurs reprises, également souligné
> que les terroristes visaient des cibles américaines avant même le 11-spt.
> L’ « argumentation » qui sous-tend cette théorie est curieuse ; C’est
> comme si ces honorables messieurs étaient convaincus qu’il n’y avait pas
> eu de politique étrangère occidentale au Moyen Orient avant le 11 sept.
> 2001. Mais, évidemment, même à notre époque, il y a eu des décennies
> d’actes de violence terribles, dont le renversement du gouvernement
> iranien en 1953, les bombardements répétés de la Lybie et de l’Irak, le
> sabordage d’un navire iranien et la destruction d’un avion de ligne
> iranien abattu en plein vol, le soutien rituel à Israël contre le peuple
> palestinien, et bien d’autres encore. On ne dira jamais assez et avec
> assez de force que le terrorisme est un acte politique, il sert à faire
> une déclaration politique, une déclaration qui, souvent, peut se résumer
> Ã
> un seul mot : « représailles » ; le terrorisme, c’est le recours de ceux
> qui ont des bombes mais pas de force aérienne.
>
> Recrudescence du terrorisme
>
> En 2004, un rapport («Structures du Terrorisme Mondial ») du département
> d’Etat américain sur les attentats terroristes à l’étranger indiquait
> que
> l’année 2003 avait connu les «incidents terroristes les plus importants»
> depuis 1985, date à laquelle le département a commencé à publier des
> statistiques, même si ces chiffres n’incluaient pas les attentats commis
> contre les troupes US en Irak par des insurgés, que l’administration Bush
> classe clairement dans la catégorie des « terroristes ». Quand le rapport
> de 2004 a établi qu’il y avait eu encore plus d’incidents, le Département
> d’Etat a annoncé qu’il renonçait à publier des statistiques annuelles.
>
> Les présidents de la commission sur le 11 sept ont déclaré que l’enquête
> sur les pirates a révélé que l’orthodoxie religieuse n’était pas leur
> dénominateur commun puisque, apparemment, certains d’entre eux, fumaient
> et buvaient de l’alcool. D’autres avaient des aventures féminines. Ce
> qu’ils avaient en commun, c’était la haine politique américaine au Moyen-
> Orient. En s’identifiant au peuple palestinien, ils s’identifient à ceux
> qui luttent contre les régimes répressifs et dirigent leur haine plus
> particulièrement contre les Etats-Unis. Selon les enquêteurs, les
> relations à long terme entre les Etats-Unis et le monde islamique
> dépendent de la fin du conflit Israélo-palestinien et la présence des
> forces US au Moyen Orient est un facteur important qui motive les actions
> d’Al Qaïda.
>
> Les gouvernements Bush et Blair refusent catégoriquement d’admettre qu’il
> y a un rapport entre le terrorisme et leur politique, mais ceux qui
> s’opposent à leurs guerres ne devraient jamais leur permettre d’esquiver
> la question. Voici quelques exemples récents de représailles :
>
> Dans un article du New York Times sur le groupe britannique arrêté pour
> être soupçonné d’avoir l’intention de faire exploser différents avions
> Ã
> destination des Etats-Unis, un des hommes sur une vidéo de « martyr »
> déclare: « Si tu bombardes, tu seras bombardé ; si tu tues, tu seras tué
> »
> … Un des suspects affirme dans sa vidéo de « martyr » que c’est la guerre
> contre les musulmans en Irak et en Afghanistan qui l’avait poussé à agir.
> Il explique qu’il voulait se venger de la politique étrangère menée par
> les Etats-Unis et leurs complices, le Royaume Uni et les juifs.
>
> Mais la guerre contre le terrorisme dépeint les terroristes uniquement
> comme des fous déraisonnables ou ceux qui haïssent la liberté, la
> démocratie et la culture occidentale, ou qui n’agissent ainsi que pour le
> plaisir de haïr l’Amérique, et donc, les Etats-Unis et le Royaume Uni
> recherchent des solutions militaires.
>
> L’écrivain David Rees avait dit, il y a quelques années : « Rappelez-vous,
> quand il y avait un problème de drogue aux Etats-Unis et qu’il y a eu la
> «
> Guerre contre la drogue », est-ce qu’à l’heure actuelle on ne peut plus
> trouver de drogue ? Eh bien, la Guerre contre le Terrorisme, ce sera pareil
> ».
>
> Les mythes de la guerre froide
>
> Il est devenu courant chez ceux qui critiquent le mur qu’on est en train
> de construire aux Etats-Unis le long de la frontière mexicaine de le
> mettre en parallèle avec le Mur de Berlin. Et on oppose de la même façon
> ce dernier au mur en construction le long de la Palestine et sur son
> territoire. Tout comme il est d’usage de considérer que l’Holocauste est
> la norme qui sert à juger les carnages et autres atrocités, le mur de
> Berlin sert à comparer l’érection d’une barrière physique qui restreint
> la
> liberté de circulation d’une multitude de personnes. Le Mur est également
> présenté par les conservateurs comme le symbole de la cruauté et de
> l’échec du communisme. Mais quelle est en réalité l’histoire du mur
> de
> Berlin ?
>
> Au cours des années 50, les acteurs américains de la guerre froide en
> Allemagne de l’Ouest ont mené une campagne de sabotage et de subversion
> contre l’Allemagne de l’Est visant à neutraliser le fonctionnement de
> l’économie et de la gestion du pays. La CIA et d’autres services secrets
> militaires américains recrutaient, équipaient, entraînaient et finançaient
> des activistes, des groupes ou des personnes isolées, de l’Ouest et de
> l’Est, pour leur faire commettre des actes qui allaient de la délinquance
> juvénile au terrorisme, tout était bon pour rendre la vie difficile aux
> Allemands de l’Est et faire fléchir leur soutien au gouvernement, tout
> était bon pour discréditer les «cocos ».
>
> Et cette opération a été extraordinairement efficace. Les Etats-Unis et
> leurs agents employaient toutes sortes de méthodes (les explosions, le
> feu, les courts-circuits, etc..) pour saboter les centrales électriques,
> les chantiers navals, les canaux, les docks, les bâtiments publics, les
> stations essence, les transports publics, les ponts, etc. ; ils faisaient
> dérailler les trains de marchandises, blessant gravement les cheminots ;
> incendiaient 12 wagons et détruisaient les lances d’incendie des autres
> wagons, utilisaient des acides pour détraquer l’équipement indispensable
> dans les usines, mettaient du sable dans les turbines d’une usine pour
> paralyser l’usine, incendiaient une fabrique de tuiles ; prônaient les
> ralentissements dans les usines ; empoisonnaient 7000 vaches d’une
> coopérative laitière ; mettaient du savon dans le lait en poudre destiné
> aux enfants des écoles ; projetaient d’assassiner des dirigeants
> Est-allemands en leur offrant des cigarettes empoisonnées ; lançaient des
> boules puantes pour perturber les rencontres politiques (…), etc. etc.
>
> Pendant toutes les années 50, les Allemands de l’est et les soviétiques
> ont inlassablement déposé des plaintes auprès des anciens alliés de
> l’Union Soviétique en Occident et des Nations Unies pour sabotage et
> espionnage, exigeant la fermeture de bureaux en Allemagne de l’Est qu’ils
> affirmaient être responsables de la situation, et dont ils avaient les
> noms et les adresses. Leurs plaintes sont tombées dans les oreilles de
> sourds. Et l’Allemagne de l’Est a, ainsi, été progressivement forcée
> de
> contrôler davantage l’entrée dans le pays.
>
> Parallèlement, l’Occident diabolisait l’Est en lançant une campagne
> agressive pour recruter des diplômés et des ouvriers qualifiés
> est-allemands, éduqués aux frais du gouvernement communiste. Cette
> démarche a fini par créer une crise grave de production et de main d’œuvre
> à l’Est.
>
> En août 1961, les Allemands de l’Est en ont eu assez. Ils ont commencé
> Ã
> construire leur mur de l’infamie. Celui-ci n’a pas été construit pour
> priver les citoyens de « vérité » et de « liberté » (avant le mur,
> beaucoup d’Allemands de l’est allaient travailler à l’ouest et rentraient
> le soir chez eux), mais dans l’atmosphère de la guerre froide, tous les
> moyens de gagner des points de propagande étaient exploités des deux côtés
> et c’est ainsi qu’est née la légende du Mur communiste du Mal.
>
> L’« apaisement » est un autre mythe de la guerre froide remis récemment
> au
> goût du jour par l’administration Bush à la recherche d’arguments pour
> la
> guerre en Irak, et que plus de 30% d’Américains vont gober. A plus d’une
> occasion, notre vieil ami Rumsfeld a traité de « fascistes » les
> terroristes anti-américains et ceux qui résistent à l’occupation
> américaine, et qualifié les Démocrates et tous ceux qui détestent la
> guerre d’ «apaiseurs » ; vous savez, comme quand la Grande Bretagne a
> permis aux nazis d’engloutir les Tchèques dans l’espoir qu’Hitler
> ficherait alors la paix à l’Occident. L’analogie de l’apaisement est
> depuis longtemps un des leitmotivs des politiques américains, qui le
> ressortent quand cela les arrange. Eisenhower et Johnson, pour ne citer
> qu’eux, s’en sont tous deux servi.
>
> Mais ce qui s’est passé à Munich ne relevait pas de l’ «apaisement »
> mais
> de la collusion. Une des qualités que l’Occident appréciait tant chez
> Adolf, c’était son anti-communisme fervent. La Grande Bretagne, les
> Etats-Unis et les autres états occidentaux comptaient sur les nazis pour
> regarder du côté de l’Est et mettre fin une bonne fois pour toutes à la
> menace que faisaient planer les bolcheviques sur Dieu, la famille et le
> capitalisme.
>
> Si, pour Donald Rumsfeld, s’opposer à la guerre en Irak, équivaut
> moralement à « apaiser Hitler », pour Condolezza Rice, cela équivaut Ã
> la
> tolérance de l’esclavage dans l’Amérique du XIX° siècle.
>
> Voici ce qu’elle a déclaré, au mieux de sa forme, dans le genre cas
> désespéré: « Je suis sûre qu’il y a des gens qui pensaient que c’était
> une
> erreur de persister à faire la guerre entre le Nord et le Sud et de
> soutenir que l’émancipation des esclaves perdurerait. Je suis sûre qu’il
> y
> avait des gens pour dire : pourquoi ne pas arrêter tout ça tout de suite,
> faire la paix avec le Sud, et laisser le Sud se charger des esclaves ? ».
>
> Que résonnent la liberté et les caisses enregistreuses*
>
> * (NDLT : D’après« let freedom ring , tiré du texte « I have a dream
> », discours de MLK).
>
> (United States of A vs Cuba)
>
> Carlos M. Gutierrez, le ministre américain du commerce, suggère que les
> Cubains organisent un référendum qui serait supervisé par la communauté
> internationale pour décider s’ils préfèrent être gouvernés par des
> dictateurs ou vivre en démocratie.
>
> Alors, à votre avis, que représente donc le mot « démocratie » pour Carlos
> M. Gutierrez, ancien PDG d’entreprise, qui aujourd’hui fait le tour du
> monde pour vanter les mérites de l’investissement des entreprises et des
> échanges commerciaux?
>
> Peut-il s’imaginer une société « démocratique » qui ne soit pas dominée
> par les entreprises qui transforment tout ce qui existe en bien de
> consommation ? M. Gutierrez se soucie-t-il vraiment du fait que les
> Cubains aient leur mot à dire dans les décisions qui touchent leur
> quotidien ? Etant donné que de nombreuses décisions fondamentales qui
> touchent le quotidien des Américains ne sont pas prises dans les
> assemblées d’élus mais dans les conseils d’administration des entreprises,
> peut-il réellement affirmer que les Cubains ont moins le droit à la parole
> sur les décisions que les Américains ?
>
> En Amérique on définit habituellement la démocratie en majorité en termes
> d’élections. Mais si nous acceptons cette définition simple, et simpliste,
> il n’en demeure pas moins que, contrairement à ce que croient Gutierrez
> et
> la plupart des Américains, les Cubains organisent régulièrement des
> élections. Ces consultations, qui élisent les membres des Assemblées
> Municipales, des Assemblées régionales et de l’Assemblée Nationale,
> respectent le suffrage universel et le secret du vote. Les candidats sont
> choisis par les citoyens, et non pas par le Parti Communiste, qui
> n’intervient à aucun moment du processus électoral. Chaque candidat a
> droit à la même couverture médiatique, qui consiste à publier sa
> biographie comportant ses qualités et son parcours personnel et Ã
> l’afficher dans des lieux très accessibles et très fréquentés dans la
> circonscription. Dans les Assemblées Municipales, il y a un conseiller
> pour 20 000 habitants. Les candidats doivent recueillir plus de 50% des
> voix pour être élus au premier tour, ou au deuxième tour. Les 609 membres
> de l’Assemblée Nationale élisent les 31 membres du Conseil d’Etat. Le
> président du Conseil d’Etat est le chef d’Etat et le chef du gouvernement.
> Fidel Castro est régulièrement choisi pour tenir cette position,
> probablement grâce à ses qualités exceptionnelles.
>
> Je n’ai pas suffisamment de connaissances sur le mode de fonctionnement
> actuel du système électoral à Cuba pour en relever les défauts et les
> inconvénients, qui existent très probablement en pratique. Mais ce système
> peut-il être plus abrutissant pour l’intellect, l’esprit et l’idéalisme
> que le système électoral américain ? Depuis les conventions tape-à -l'œil
> et ruineuses où sont choisis les candidats, en passant par les campagnes
> interminables, ennuyeuses et injurieuses, jusqu’au fonctionnement de plus
> en plus contestable du vote et du comptage des voix, tout cela pour
> choisir entre deux candidats du patronat …les Cubains sont-ils prêts Ã
> cela ?
>
> S’ils devaient mettre en place un système électoral où les candidats qui
> auraient le plus d’argent à dépenser seraient ceux qui auraient le plus
> de
> chances d’être élus, qu’est ce qui empêcherait la CIA de fournir les
> fonds
> en abondance pour faire gagner ses poulains ?
>
> C’est contre cela que nous nous élevons
>
> J’ai récemment entendu un agriculteur californien sur une radio publique
> nationale parler de l’apparition très inquiétante de la bactérie e.coli,
> dans les épinards. A un moment donné, il a dit « l’Amérique a les
> meilleurs produits agricoles du monde ».
>
> Hum. Je me suis demandé comment on mesurait cela et si le gars avait
> réellement enquêté au niveau mondial sur le sujet et s’il pouvait donner
> des chiffres ou citer des sources crédibles. Cela m’a rappelé plusieurs
> interviews à la radio au cours desquelles je critiquais la politique
> étrangère des Etats-Unis (jusque là , rien d’étonnant), ce qui amenait
> un
> auditeur à me demander si je pouvais citer un pays meilleur. Chaque fois,
> je réponds : « meilleur? dans quel domaine? ».
>
> “En tout�, me répond-on invariablement.
>
> « Eh bien », dis-je « Si nous parlions de la sécu ? Il y a de nombreux
> pays qui assurent une couverture de santé à un nombre bien plus important
> de citoyens que les Etats-Unis et à un coût bien inférieur, voire,
> parfois, gratuitement, comme à Cuba. Et il en va de même pour les études
> universitaires ». En général, la discussion s’arrête là .
>
> Quelles conditions, je me demande, devraient être réunies pour que ces
> gens-là renoncent à l’histoire d’amour qu’ils ont eue, enfant, avec
> ce
> lieu magique qu’on appelle « Amérique » ? Il m’est arrivé de demander
> Ã
> ceux qui refusent littéralement toute critique de la politique étrangère
> américaine : « Que doivent faire les Etats-Unis pour que vous ne leur
> fassiez plus confiance ? Qu’est-ce qui, pour vous serait inacceptable? ».
> Je n’ai encore pas eu de réponse à cette question. Je soupçonne que c’est
> parce que la personne craint que, quelle que soit la réponse, je lui ferai
> remarquer que cela s’est déjà produit.
>
> L’écrivain Michael Lewis a dit : « Une des caractéristiques qui distingue
> les Américains des autres peuples est cette naïveté qui consiste à penser
> que tout étranger avec une once de jugeote aimerait être citoyen américain
> … le nationaliste japonais le plus fanatique n’imagine pas une seconde
> que
> les autres peuples aspirent à devenir japonais. Pareil pour les Français.
>
> Mais ne désespérez pas, les gars. Comme je l’ai dit précédemment, je
> pense
> que les personnes dont je parle ici ne représentent, (très)
> approximativement, pas plus de 15% de la population. Alors, je propose
> qu’on s’intéresse aux autres, celles avec qui on peut communiquer, et
> ces
> trois dernières années, nous avons effectivement communiqué avec un nombre
> incalculable d’entre elles.
>
> Ca y est, on a trouvé! Il y a une différence de conception en matière de
> politique étrangère entre les Démocrates et des Républicains.
>
> Ca vient de sortir ! Les Républicains de la Chambre des Représentants ont
> présenté un projet de loi qui obligerait ceux qui manifestent contre la
> guerre à se faire stériliser. Les Démocrates refusent de passer leur tour
> sur ce coup là . Nancy Pelosi, porte-parole des Démocrates à la Chambre
> (qui, récemment, à l’occasion du discours de Chavez aux Nations Unies,
> l’a
> traité de « voyou ») prévient que son parti ne soutiendra ce projet de
> loi
> que s’il comprend le droit à faire appel.
>
> par William Blum. Visit his website: www.killinghope.org.
>
trop laborieux * lire avec ces problèmes de caractère et de plus sous
couvert d'anonymat...dommage

Tervinge
16 oktober 2006, 15:35
Intervenant : alien

> Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer wrote:
>> J'entends déj* la critique: anti-américanisme primaire.
>> Mais ce n'est pas parce qu'il y a des imbéciles en France et en Amérique
>> (..)
> trop laborieux * lire avec ces problèmes de caractère et de plus sous
> couvert d'anonymat...dommage

Passez le corps en caractères UTF-8 et ce sera lisible.

PS : il était inutile de reprendre la totalité du message.

alien
16 oktober 2006, 15:35
Tervinge wrote:
> Intervenant : alien
>
>> Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer wrote:
>>> J'entends déj* la critique: anti-américanisme primaire.
>>> Mais ce n'est pas parce qu'il y a des imbéciles en France et en Amérique
>>> (..)
>> trop laborieux * lire avec ces problèmes de caractère et de plus sous
>> couvert d'anonymat...dommage
>
> Passez le corps en caractères UTF-8 et ce sera lisible.

ok, merci...
>
> PS : il était inutile de reprendre la totalité du message.

oops....le ferai plus....

vanille
16 oktober 2006, 15:35
"alien" <alien999@gmail.com> a écrit dans le message de news:
453396cd$0$1128$ba620e4c@news.skynet.be...
> Tervinge wrote:
> > Intervenant : alien
> >
> >> Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer wrote:
> >>> J'entends déj* la critique: anti-américanisme primaire.
> >>> Mais ce n'est pas parce qu'il y a des imbéciles en France et en
Amérique
> >>> (..)
> >> trop laborieux * lire avec ces problèmes de caractère et de plus sous
> >> couvert d'anonymat...dommage
> >
> > Passez le corps en caractères UTF-8 et ce sera lisible.
>
> ok, merci...
> >
> > PS : il était inutile de reprendre la totalité du message.
>
> oops....le ferai plus....
>

y a intérêt :o)
vanille

(je dois aussi alors bidouiller quelque chose car je ne vois que des accents
!)




---
Antivirus avast! : message Sortant sain.
Base de donnees virale (VPS) : 0641-5, 16/10/2006
Analyse le : 16/10/2006 16:32:10
avast! - copyright (c) 1988-2006 ALWIL Software.
http://www.avast.com

alien
16 oktober 2006, 15:45
vanille wrote:
> "alien" <alien999@gmail.com> a écrit dans le message de news:
> 453396cd$0$1128$ba620e4c@news.skynet.be...
>> Tervinge wrote:
>>> Intervenant : alien
>>>
>>>> Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer wrote:
>>>>> J'entends déj* la critique: anti-américanisme primaire.
>>>>> Mais ce n'est pas parce qu'il y a des imbéciles en France et en
> Amérique
>>>>> (..)
>>>> trop laborieux * lire avec ces problèmes de caractère et de plus sous
>>>> couvert d'anonymat...dommage
>>> Passez le corps en caractères UTF-8 et ce sera lisible.
>> ok, merci...
>>> PS : il était inutile de reprendre la totalité du message.
>> oops....le ferai plus....
>>
>
> y a intérêt :o)
> vanille
>
> (je dois aussi alors bidouiller quelque chose car je ne vois que des accents
> !)
>
tire ton plan :-)))))

erak
16 oktober 2006, 19:25
Le Mon, 16 Oct 2006 16:25:35 +0200, Tervinge a écrit*:

>
> Passez le corps en caractères UTF-8 et ce sera lisible.
>
> PS : il était inutile de reprendre la totalité du message.

Attention, vous allez le vexé
c'est que le bougre étais informaticien !!!

--
Ps:j'ai lut dans un fil qu'il y en a un qui crois
dur comme fer a un être supérieur.............
et bien...c'est moi!!!!!!!mais shuuuuttttttttt
je suis la incognito

Goret Neuneu
16 oktober 2006, 19:25
....et erak d'ajouter:

> Attention, vous allez le vexé
> c'est que le bougre étais informaticien !!!

Et vous, prof de français, je présume ?

--
G2N
Une fois décongelés, les griefs envers mes posts ne doivent pas être
recongelés.

erak
16 oktober 2006, 19:55
Le Mon, 16 Oct 2006 16:36:37 +0200, alien a écrit*:

> tire ton plan :-)))))

Se tirée, une de ses grande spécialité
tiré, une autre
--
Ps:j'ai lut dans un fil qu'il y en a un qui crois
dur comme fer a un être supérieur.............
et bien...c'est moi!!!!!!!mais shuuuuttttttttt
je suis la incognito

Looping
17 oktober 2006, 10:35
"Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer" <nobody@cypherpunks.to> a
écrit dans le message de news:
20061016141006.EADCE1722B@mail.cypherpunks.to...
> J'entends déjà la critique: anti-américanisme primaire.
>
etc...

illisible


--
Looping

Fustigator
18 oktober 2006, 11:15
Vitae forma vocatur "Groloulou-Looping"
<mettre_mon_pseudo_ici@Eurocockpit.com>, die Tue, 17 Oct 2006 11:29:59
+0200, in littera <4pjm2uFj5g5tU1@individual.net> in foro
soc.culture.belgium(et aliis) vere scripsit quod sequitur:

>
>"Anonymous via the Cypherpunks Tonga Remailer" <nobody@cypherpunks.to> a
>écrit dans le message de news:
>20061016141006.EADCE1722B@mail.cypherpunks.to...
>> J'entends déjà la critique: anti-américanisme primaire.
>>
>etc...
>
>illisible

Heureusement.
--
Fusti