dagallemaal |
4 mei 2004 13:18 |
even de link met het verhaal en de commentaar op de media. (in het frans). Alhoewel het gericht is naar de franse media, is het misschien nog meer toepasselijk op de VRT!
http://www.guysen.com/articles.php?sid=2241
Even ter inleiding de quote van Mustapha herhalen
Citaat:
Eerst allemaal vragen die beantwoord moeten alvorens we kunnen klappen over de doden.
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Dat was echt zeer "mooi" geschreven Mustapha! Iedereen zal je nu beter kunnen "appreciëren" wanneer ze onderstaand artikel gelezen hebben
Hier het artikel:
Citaat:
Cinq colons �* la une
Par Paule-Hélène Szmulewicz pour Guysen Israël News
4 mai 2004 / 11:34
Deux palestiniens ont tiré sur la voiture où se trouvait une jeune femme, Tali Hatouel (z"l), tuée sur le coup. La voiture est sortie de la route, l'un des palestiniens a couru �* la voiture et mitraillé �* bout portant les quatre petites filles qui se trouvaient �* l'arrière.
Ça, c'est pour l'information.
Maintenant, l'in-formation, la déformation, la difformité, la mal-formation c'est : "une famille de colons tuée dans un attentat".
Vous comprenez la différence ?
Est-ce que vous comprenez la différence entre "mitraillé �* bout portant" et "tué dans un attentat" ? Est-ce que vous vous souvenez �* quelle période pas si lointaine, on a mitraillé même des enfants ? Est-ce que vous comprenez la différence entre "une jeune femme et quatre petites filles" et "une famille de colons" ?
Tant mieux. Vous avez tout compris.
Cela me rapelle le terrible sort de deux lycéens israéliens de quatorze ans, habitant �* Tekoa près de Jérusalem, qui avaient été assassinés �* coups de pierres par une bande d'arabes. Eux aussi, une certaine presse française les avait appelés des colons.
En un mot, "colon" ça veut dire coupable.
"Colon", ça veut dire : bien fait pour vous, vous avez mérité d'être tués, mitraillés, assassinés, linchés, égorgés, quelque soit votre âge, qui que vous soyez, où que vous soyez. Alors tant que dans les pays de cette presse, on s'empresse malgré tout �* exprimer sa très vive émotion ou sa sévère condamnation, c'est certes très noble et très réconfortant… mais ça ne sert �* RIEN.
On s'émeut beaucoup et souvent ces derniers temps dans les rangs de la République, on conçoit même que la république frôle le danger. Ça ne sert �* rien. Et si cela devait servir, c'est �* la presse en premier lieu.
Seulement voil�*, une certaine presse se sert des mots comme d'un courant conducteur… prenant ainsi le risque de s'électrocuter. Un court circuit, ça en dit long sur les erreurs de manipulation.
Alors donc, dans ces pays, on peut s'émouvoir tant qu'on veut, mais tant qu'on ne comprendra pas le sens des phrases les plus simples, "mitrailler �* bout portant quatre petites filles qui se trouvaient �* l'arrière", et tant que l'on fera subir �* ces phrases les plus fines ou les plus lourdes manipulations de petits laboratoires d'essais, on piétinera dans l'émotion, on s'y enlisera même.
Est-ce que vous voyez la différence entre mitrailler quatre petites filles et tuer Yacine en fauteuil roulant. Le mot "fauteuil roulant" c'est un mot qui fait partie du vocabulaire de l'émotion, mais ici le fauteuil roulant est en trop dans la mesure où il tend �* dissimuler les appels �* la haine et au meutre remplissant la bouche de cet octogénaire (tiens! une fois encore, un mot en trop, le mot octogénaire, qui véhicule en général la bonté et la beauté de la vieillesse et qui ici a pour objectif de dissimuler ce que l'octogénaire lui même ne cherchait absolument pas �* dissimuler !! ). C'est ce qui s'appelle être plus royaliste que le roi?
Mais non! C'est ce qui s'appelle être plus idiot qu'un imbécile.
Ça commence �* être une fâcheuse habitude de mettre de l'émotion l�* où il y a de la haine et de mettre la haine l�* où il y a la vie.
C'est beau l'émotion, c'est vrai, c'est franc, c'est fort, mais il ne faudrait pas s'apitoyer dessus �* tort et de travers, ça en fait perdre le sens de la logique et de la vérité. La presse qui joue avec les mots, ne distribue pas toutes les lettres. Je pense que tout lecteur va finir par savoir lire entre les lignes. Ce serait une excellente nouvelle : lisant entre les lignes, ça lui évitera d'acheter du papier journal.
"Quatre petites filles" direz-vous, ça véhicule aussi de l'émotion.
Quatre petites filles, c'est un fait, elles avaient entre onze ans et deux ans, et pour toute ceinture celle qui les retenait au siège de la voiture, la mauvaise presse n'y changera rien, au mieux (ou au pire) la presse dit que ce sont des colons… parce que colon… ça veut dire coupable.
C'est au lecteur de décider ce qu'elles sont : des petites filles ou des colons.
Alors ? qu'est-ce que vous avez décidé ?
L'octogénaire? Les colons? Le fauteuil roulant? Les tirs de missiles israéliens qui éliminent Rantisi (le succésseur de l'octo-fauteuil)? Je ne moque de personne, je veux seulement savoir qui assassine qui. Et dans quelles rues de quelle villes on brandit des armes et on hurle au meutre et �* la mort.
L'émotion , ça ne peut pas servir �* crier vengeance. Ça sert �* se lever et regarder devant, même quand ça fait très mal.
… une jeune maman enceinte et quatre petites filles, Hila, Adar, Rony, et Merav (z"l) mitraillées … ça fait très mal.
Ça me fait mal d'en avoir fait un texte.
Que les forces de la vie puissent donner au jeune père la force de vivre.
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