Minister-President
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Citaat:
Oorspronkelijk geplaatst door schaveiger
Heb jij dat boek gelezen ?
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Nee, maar als ik de besprekingen en de persmededelingen lees, dan weet ik als historicus genoeg over de uitgangspunten van dr. Dubois, inclusief zijn teleologische inslag. Er is uiteraard het tekstje dat jij aanhaalde, maar ook de hiernavolgende (bemerk overigens de subtiele toevoeging, helemaal aan het eind, van de bijzon mais pas inéluctible):
Citaat:
L'invention de la Belgique. Genèse d'un état-nation 1648-1830 - Sébastien Dubois - Racine
La Belgique fête en 2005 le 175e anniversaire de son indépendance. Un âge respectable, que la plupart des Etats contemporains n'atteignent pas. C'est l'occasion de se pencher sur les origines de cet Etat, si souvent qualifié d'artificiel.
La Belgique serait, entend-on souvent, une "anomalie de l'Histoire" : un pays créé de toutes pièces par quelques diplomates étrangers, qui auraient condamné Flamands et Wallons �* vivre ensemble.
Existait-il une "Belgique" avant 1830 ? A partir de quand peut-on parler de "Belgique" ? Du dépouillement de près de 2000 liasses d'archives, l'auteur a tiré ce livre où sont décrites les conditions qui ont rendu possible - mais pas inéluctable - la naissance d'un Etat et d'une Nation belges.
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En wat vindt u van deze bespreking, inclusief het nauwelijks verholen Belgische nationalisme (met opnieuw subtiele ontkenningen van het anachronisme en de teleologie, inclusief de karikaturale voorstelling van 'de tegenstander'):
Citaat:
Histoire
La Belgique a existé avant la Belgique
Christian Laporte
Mis en ligne le 30/04/2005
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Pour Sébastien Dubois, la Belgique n'est pas une «anomalie de l'Histoire».
À partir de 1648, ont émergé les conditions structurelles de l'État-nation.
La démarche est purement historique. Et rigoureusement scientifique. C'est pourquoi l'on ne saurait assez recommander au monde politique de prendre connaissance de «L'invention de la Belgique», l'ouvrage de Sébastien Dubois, docteur en histoire de l'UCL et conservateur aux Archives générales du Royaume. Un livre qui tombe �* point nommé en cette année de 175eanniversaire du pays mais qui, il faut le souligner n'est nullement un livre de circonstance.
A l'heure où d'aucuns réécrivent notre passé en affirmant que le mot «Belgique» est postérieur �* 1830 et tentent de faire passer l'idée d'une Flandre avant la Flandre et d'une Wallonie avant la Wallonie, préexistantes �* la Belgique, l'historien, des milliers de références �* l'appui, a montré qu'�* partir de la rupture de nos provinces (Pays-Bas espagnols) avec la Hollande (Provinces unies) on a vu progressivement émerger les conditions structurelles d'un Etat-nation qui prendrait le nom de Belgique.
Mais qu'on ne s'y méprenne pas: Dubois n'a nullement réglé la question de l'évolution de l'identité collective. «En fait, mon principal objectif était de décrire au moyen d'une géographie rétrospective de la perception, les conditions dans lesquelles a pu émerger la conscience d'appartenir �* une Belgique.»
Autre prévention: il fallait éviter de tomber dans l'anachronisme. Parler en terme de nation et de nationalisme, termes clairement issus du XIXesiècle n'avait pas de sens pour la période précédant la révolution. En fait, Sébastien Dubois a dû entrer dans les catégories de pensée de l'époque. Et il a donc étudié ce qui selon les normes du temps pouvait être un Etat, une patrie, une communauté...
Pour ce faire, il s'est jeté �* corps perdu dans les documents des comités qui au XVIIIesiècle, traitaient des litiges territoriaux. Autre source très riche: les Archives nationales �* Paris où il a relu avec minutie la départementalisation de la Belgique après son annexion par la France en 1795.
Qu'en retenir? Synthétiquement s'entend, car issu de sa thèse de doctorat, l'ouvrage de Dubois compte quand même encore 448 pages qui fourmillent de notes et de références qui feront la joie des spécialistes mais aussi des «honnêtes hommes (et femmes)» qui n'ont pas une vision déterministe de la Belgique. Une double certitude: un certain patriotisme dynastique et les interventions du clergé ont contribué de manière décisive �* forger un certain esprit belge. Qui montrera sa force dans la décennie après l'indépendance: la menace hollandaise était encore réelle mais tout le pays s'est alors senti concerné. Et pourtant, contrairement �* Henri Pirenne, Dubois ne croit pas que l'unité de civilisation ait imposé l'Etat belge. Autre leçon intéressante: les patriotes de 1830 se sont référés �* la révolution brabançonne de 1789. Dès lors? Pour l'historien, on ne peut affirmer que la Belgique de 1830 ne fut qu'une création artificielle issue du Congrès de Vienne. Celui-ci avait surtout imposé l'amalgame avec les Pays-Bas.
«L'invention de la Belgique, Genèse d'un État-nation, 1648-1830», Éditions Racine, 448 pp, 29,95 euros.
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Ik wil zeggen dat de mens Is, dat de mens Bestaat... welnu, laat hem zijn, laat hem bestaan! En dan zou het bestaan op zichzelf het enige einddoel zijn: de mens zou bestaan, en hij zou er alleen voor zorgen om te blijven bestaan in zo-groot-mate-mogelijk van relatief geluk en relatieve vrijheid. En dan zou het verkeerd zijn, misdadig, de mens zijn relatief geluk en relatieve vrijheid te doen opofferen voor een idee: voor god, de gemeenschap of de Staat.
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